Isabelle Dutel, sortie des cadres

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Information dentaire
Travail, passion, audace, envie – celle de se perfectionner sans cesse, d’apprendre et de s’ouvrir aux évolutions – : ces mots résument le parcours de l’un des Meilleurs ouvriers de France (MOF) dans le métier de prothésiste dentaire. « Un métier encore trop méconnu et qui manque de main-d’œuvre », regrette Isabelle Dutel.

1975 : obtient un CAP à Bordeaux

1979 : crée son laboratoire à Marmande

1997 : obtient le titre de MOF prothésiste dentaire

2001 : reprend l’Ipso à Bordeaux, qui deviendra l’Académie d’Art Dentaire

Elle nous livre son expérience avec méthode, et surtout avec la volonté de retenir le meilleur de chaque étape, les rencontres positives et les avancées, plutôt que les obstacles et les difficultés. Là est sans doute le secret de la réussite d’Isabelle Dutel, qui s’est vu décerner le titre de MOF dans le domaine de la prothèse dentaire en 1997 en guise de reconnaissance de son excellence.

À 14 ans, quand on vit à Montignac-de-Lauzun, petite commune du Lot-et-Garonne près de Marmande, et qu’on est sur le point de terminer sa classe de 3e, comment l’idée de s’orienter vers le métier de prothésiste prend-elle naissance ? « À cette époque, mon désir était d’être artiste peintre », se souvient-elle. Mais dans sa famille, on est artisans, pas artistes. Son père lui conseille plutôt de feuilleter le « Livre des carrières » et de choisir un « vrai » métier. Elle tombe sur celui de « mécanicien-dentiste », qui l’attire d’emblée : « Ce que je voulais, c’est fabriquer de mes doigts. »

Elle entre à Bordeaux en lycée professionnel dans le but d’obtenir un CAP en 2 ans dans la filière de ce qui s’appelle désormais « prothésiste dentaire ». Elle ne regrette pas son choix, même s’il s’avère difficile à la sortie, en tant que femme, d’être embauchée au sein d’un laboratoire. Après un essai dans une première structure, Isabelle Dutel trouve à Bordeaux le lieu qui correspond à sa personnalité : innovant et doté d’une équipe de passionnés.

Je travaillais jour et nuit pour apprendre d’autres techniques.

Mais déjà, l’envie d’évoluer et de progresser, qui ne la quittera jamais tout au long de son parcours, l’amène à se dépasser : « Je travaillais…

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