Niveaux salivaires de streptococcus mutans et de lactobacilles chez des patients porteurs d’appareils orthodontiques de type aligneurs en comparaison avec des patients porteurs d’appareils orthodontiques fixes multi-attaches : une étude observationnelle

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  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°2 - 15 avril 2021
Information dentaire
Mummolo S, Nota A, Albani F, Marchetti E, Gatto R, Marzo G, Quinzi V, Tecco S. Salivary levels of Streptococcus mutans and Lactobacilli and other salivary indices in patients wearing clear aligners versus fixed orthodontic appliances: an observational study. PLoS One. 2020 Apr 24;15(4):e0228798.

Le biofilm dentaire adhérant aux appareils orthodontiques reste une préoccupation majeure pour l’orthodontiste : il est responsable de déminéralisations de l’émail mais également de parodontopathies. Les modifications du microbiote oral ont été très étudiées chez les patients porteurs d’appareils orthodontiques fixes classiques, mais la littérature reste encore peu développée sur l’impact des aligneurs sur ce microbiote oral.

Cette étude avait alors pour objectif principal d’étudier les niveaux salivaires de Streptococcus mutans (S. mutans) et de Lactobacilles chez des patients porteurs d’appareils orthodontiques de type aligneurs en comparaison avec des patients porteurs d’appareils orthodontiques fixes multi-attaches.

80 participants (46 hommes et 34 femmes) ont été inclus dans l’étude. 40 participants (âgés de 20,4 ± 1,7 ans) ont été traités par aligneurs (groupe CA) et 40 autres participants (âgés de 21,3 ± 1,7 ans) ont été traités par appareil fixe multi-attache (groupe MB). Différents paramètres ont été enregistrés dans les deux groupes dont l’indice de plaque et les taux salivaires de S. mutans et de Lactobacilles avant le début du traitement orthodontique (T0), après trois mois de traitement (T1) et finalement après six mois de traitement (T2).

L’indice de plaque chez les patients du groupe CA est resté constant au cours de l’étude alors qu’il a présenté une augmentation significative chez les patients du groupe MB. Les taux salivaires de S. mutans et de Lactobacilles étaient significativement plus importants dans le groupe MB comparé au groupe CA à T1 ainsi qu’à T2. De plus, à T2, 37,5 % des patients du groupe MB présentaient des taux salivaires à risque (CFU/ml > 105) de S. mutans (odds ratio, OD = 7,40 ; intervalle de confiance, IC à 95 % = 1,94-28,25 ; chi carré = 10,32 ; p = 0,001) ainsi que les Lactobacilles (OD = 23,40 ; IC à 95 % =…

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