« No-Post, No-Crown ». Formes de préparation contemporaines pour les restaurations adhésives

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire (page 16-24)
Information dentaire
Cet article a été rédigé à l’issue d’un travail de thèse, fondé sur l’étude de 250 articles publiés entre 1999 et 2016, et sélectionnés pour leur pertinence sur le sujet (études à fort niveau de preuve). Il s’agit d’une part de faire un point sur les données actuelles de la science, pour fournir les meilleures preuves cliniques (in vivo) et scientifiques (in vitro) concernant les formes de préparation actuelles à adopter en secteur antérieur puis postérieur et, d’autre part, de fournir au praticien les clés du raisonnement à mener et des techniques à mettre en œuvre en clinique pour réussir ces préparations très contemporaines. Le but de cet article est de définir chacune de ces pièces prothétiques, d’en décrire les indications et permettre au praticien de les utiliser non plus de manière exceptionnelle – comme c’est le cas à l’heure actuelle –, mais au quotidien au cabinet dentaire. Ce travail se limitera à l’étude des formes de préparation sur dents pulpées.

I. Secteur antérieur

Depuis deux décennies, le concept d’adhésion a considérablement bouleversé la pratique de l’art dentaire et le mode de pensée du praticien [1]. Libérées des impératifs liés à la rétention, les formes de préparation se font moins mutilantes.
L’objectif n’est plus d’adapter les structures dentaires résiduelles aux besoins de la restauration, mais, au contraire, d’adapter la restauration à ces structures.
Dans cette logique de préparations ultra-conservatrices, les restaurations partielles collées peuvent prendre des formes cliniques variées. On comprend dès lors que ces formes de préparation ne soient pas standardisées (contrairement aux préparations corono-périphériques classiques), mais qu’elles nécessitent, au contraire, une réflexion au cas par cas, en fonction de chaque situation clinique [2]. Ainsi, toute la difficulté pour les praticiens est de pouvoir se repérer parmi ces nouvelles thérapeutiques.
À l’heure actuelle, il n’existe aucun consensus sur la terminologie à adopter pour définir ces nouveaux designs [3], ni de cotes ou de formes standardisées à appliquer pour réaliser ces préparations. Nous ne sommes qu’aux prémices de cette nouvelle ère, où naissent des pièces prothétiques sans définitions consensuelles, sans préparation standardisée ni instrumentation spécifique.

Définition et terminologie actuelle : facette ou RAC ?

Une facette est une restauration partielle collée utilisée le plus souvent dans le secteur antérieur. Il s’agit d’une fine épaisseur de céramique ou de résine composite venant recouvrir la surface vestibulaire dentaire. Elle requiert une préparation dentaire minimale (de 0,3-0,8 mm) pour obtenir une épaisseur suffisante de matériau du point de vue de la forme et de la couleur. Concernant la préservation tissulaire, une préparation pour facette (limitée à la face vestibulaire) est environ 4,3 fois moins délabrante qu’une préparation pour couronne céramo-métallique…

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