Esthétique et prothèse télescopique. À propos d’un cas

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°19 - 15 mai 2019
Information dentaire
La rétention d’une prothèse télescopique est basée sur la force de friction entre deux surfaces glissant l’une sur l’autre. À l’heure actuelle, les possibilités de traitement du patient édenté total sont multiples grâce à l’avènement de l’implantologie. Les matériaux sont variés, et les systèmes de fixation et d’assemblage sont nombreux. Toutefois, certains choix stratégiques peuvent « peser » dans le pronostic des implants et de la restauration sus-jacente [1].

Outre la nécessité de posséder un projet prothétique validé, le praticien doit exiger une maintenance personnelle et professionnelle régulière [1] pour assurer la pérennité des constructions implantaires. Serino et Ström ont montré une corrélation importante entre les péri-implantites et les structures ne permettant pas une capacité et/ou un accès aux procédures d’hygiène [2]. Les patients édentés présentent souvent une résorption importante des crêtes osseuses associée à une migration crestale des freins et des brides, ce qui entraîne, si elles ne peuvent pas être traitées, des sources de difficultés d’accès à la maintenance des structures.
De plus, la maladie parodontale non traitée et/ou mal maîtrisée présente un facteur de risque biologique important pour les implants et une source d’échec reconnue [3, 4].

Ce constat incite à privilégier les structures télescopiques dans les réhabilitations implantaires car, tout en procurant une stabilité identique aux prothèses transvissées, elles offrent l’accès à l’hygiène des prothèses amovibles [5]. Des études récentes ont montré des résultats favorables [6, 7] de ce système d’ancrage basé sur la friction [8]. D’après certains auteurs, plus le nombre de piliers inclus dans la reconstruction est élevé et leur répartition symétrique, plus l’ancrage deviendrait rigide, ce qui le rendrait comparable, sur le plan fonctionnel, à un bridge fixe. Les structures d’ancrage invisibles facilitent une bonne intégration esthétique [8].

Cet article décrit une réhabilitation télescopique maxillaire à armature zircone sur huit piliers implantaires zircone.

Cas clinique

Souhaits de la patiente

Madame A, âgée de 47 ans, nous a été référée pour traiter une pathologie parodontale. Elle se plaint de mobilité et, surtout, de l’aspect disgracieux de son sourire. Elle désire retrouver une fonction masticatoire confortable et un sourire harmonieux…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Implantologie

Article réservé à nos abonnés Vertiprep versus congé et épaulement

Responsable scientifique : Anne Longuet Intervenant : Hugues De Belenet Photos et schémas : © Hugues de Belenet Il n’est plus nécessaire,...
Implantologie

Article réservé à nos abonnés Déposer un implant : quand et comment ?

Responsable scientifique : Karim Dada Conférencier : Léon Pariente Bien que les taux de survie des thérapeutiques implantaires soient élevés, équivalents à...
Implantologie

Article réservé à nos abonnés L’approche immédiate unitaire : toujours d’actualité ?

Responsable scientifique : Gary Finelle Intervenant : Joseph Kan L’approche implantaire immédiate du secteur antérieur est parfois appréhendée comme une indication thérapeutique...