La distalisation maxillaire au service de la désinclusion de canines :

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°1 - 28 février 2019 (page 54-57)
Information dentaire
Les ancrages osseux ont introduit incontestablement une nouvelle approche de la biomécanique orthodontique avec de nouvelles possibilités de déplacements. Voici un cas de distalisation maxillaire, déplacement difficile chez l’adulte, avec des plaques d’ancrage. Ces ancrages absolus ont permis de ménager de la place pour des canines incluses maxillaires tout en autorisant une traction précoce de ces dents. La durée globale du traitement a ainsi été réduite.

repousser les limites de nos traitements grâce aux plaques d’ancrage

Diagnostic

Aline se présente à la consultation pour une demande esthétique concernant ses deux canines lactéales qu’elle trouve trop petites et trop blanches (fig. 1a). Elle présente une classe II squelettique légère sur un schéma méso-divergent. D’un point de vue dentaire, une supraclusion est associée à une classe II d’Angle complète à gauche et de 4 mm à droite. Les canines maxillaires sont incluses (une vestibulaire et une palatine), avec persistance de leurs dents lactéales sur l’arcade (fig. 1b-h).

Traitement multi-attaches et contention

Un protocole orthodontico-chirurgical avec avancée mandibulaire est envisagé pour assurer un bon soutien labial, mais cette option est refusée par la patiente qui craint un visage trop carré. Concernant l’inclusion des canines maxillaires définitives, plusieurs thérapeutiques sont envisageables : 53, 63, 13, 23, ou 53, 63, 14, 24 peuvent être extraites, avec pour conséquence une classe II thérapeutique au niveau des molaires en fin de traitement. Cependant, la patiente souhaite mettre en place ses canines incluses pour conserver tout son capital dentaire et rétablir un idéal fonctionnel et esthétique au niveau des dents antérieures (fig. 2).

Nous optons pour une distalisation de l’arcade maxillaire (après avulsion des troisièmes molaires supérieures) avec une traction orthodontico-chirurgicale de 13 et 23. Plusieurs auteurs, dont De Clerck, ont décrit ce recul en masse de l’arcade maxillaire [2], et Sugawara montre, grâce à ces mécaniques, une diminution des cas traités avec extraction et chirurgie orthognatique [3,4].

Dans un premier temps, des attaches bidimensionnelles (20/25 antérieures et 22/28 postérieures en Roth) sont collées aux deux arcades. L’alignement-nivellement est initié par des 0.014 Niti. Des plaques d’ancrages osseuses…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés