La papille entre deux implants

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire
L’extraction d’une dent unitaire provoque des remodelages tissulaires entraînant in fine une diminution du support alvéolaire. Une revue systématique de la littérature montre que la crête alvéolaire subit une perte horizontale moyenne de 3,8 mm, et verticale de 1,24 mm dans les 6 mois suivant l’extraction d’une dent unitaire [1].
De plus, l’extraction de plusieurs dents adjacentes au maxillaire provoque un affaissement du feston inter-proximal, aboutissant à des restaurations implantaires sans papilles inter-dentaires [2].

La quête du Graal

Nous savons que la position des implants va influencer la qualité et la quantité des tissus inter-implantaires. Lorsque la distance entre deux implants est inférieure à 3 mm, le développement d’une papille physiologique est compromis et l’on s’expose à une résorption osseuse. Lorsqu’un espace suffisant est maintenu, on peut espérer une hauteur papillaire maximale de 3,5 mm [6].
Actuellement, le volume des tissus vestibulaires peut être stabilisé, et l’esthétique maintenue grâce à des substituts osseux (biomatériaux non résorbables d’origine animale) [2, 3, 4] et des greffes de tissu conjonctif [5], ces artifices chirurgicaux permettant de préserver les convexités vestibulaires [2, 3, 4]. Cependant, aucune de ces techniques ne peut garantir l’obtention d’une papille entre deux implants. Toute approche plus ambitieuse de maintien ou de création papillaire est à haut risque d’échec.

Cas cliniques
Le premier cas clinique illustre nos propos pour une patiente âgée de 50 ans qui a reçu deux implants en mise en charge immédiate (fig. 1).



Un apport de biomatériau d’origine bovine a été utilisé pour limiter la perte tissulaire vestibulaire et, malgré le recours à une greffe de conjonctif pour épaissir les tissus (fig. 2), le déficit papillaire inter-implantaire est flagrant (fig. 3).



L’étude de Choquet et al a montré, dans le cas du remplacement d’une dent par un implant unitaire, que le niveau des papilles est maintenu par l’attache ligamentaire des dents adjacentes [7], et le résultat proximal obtenu doit être comparable à la situation avant extraction [8] (fig. 4).


Récemment, il a été montré que la préservation de la paroi vestibulaire de dents condamnées permet de conserver intact son parodonte marginal (technique…

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