L’empreinte dans les secteurs antérieurs (prothèse sectorielle)
L’empreinte dans les secteurs antérieurs, édentements partiels, unitaires et pluraux
Comme dans les secteurs postérieurs, l’objectif de l’empreinte est d’enregistrer la position de la ou des plateformes implantaires entre elles et leurs rapports avec les dents collatérales et antagonistes. On utilise toujours un porte-empreinte global pour enregistrer la totalité de l’arcade, ceci pour assurer un repositionnement optimal des modèles en occlusion. Comme indiqué dans la partie 1 de cette série, les matériaux de choix sont les élastomères, polyéther ou vinyl-polysiloxane, sans qu’aucune étude n’ait pu montrer une différence statistiquement significative entre ces deux familles de matériaux [6].
Spécificité du secteur antérieur
La réussite d’un traitement implantaire dans le secteur antérieur ne peut se limiter au maintien à long terme de l’ostéointégration et à la présence d’une restauration prothétique implanto-portée fonctionnelle. La notion d’esthétique est primordiale dans cette situation et la capacité à reproduire l’aspect naturel des structures manquantes, tant au niveau dentaire que des tissus mous, est un critère fondamental. La perte d’une ou plusieurs dents provoque toujours, systématiquement, un remaniement et une perte de volume des tissus durs et mous environnants, et donc une altération de leur anatomie. Lors de l’ensemble des procédures chirurgicales et prothétiques du traitement, le clinicien devra s’attacher à reconstruire puis reproduire le mieux possible une anatomie gingivale adéquate.
Dans ce contexte, et en plus des objectifs déjà décrits ci-dessus, l’empreinte doit enregistrer fidèlement la forme des tissus mous péri-implantaires obtenue à l’issue de la phase de temporisation et de maturation. Or, dès le retrait de la prothèse provisoire, l’effondrement de ces tissus mous est inévitable et quasi immédiat. Il faut donc trouver une solution pour pouvoir transférer de manière…