Les concepts actuels en microchirurgie endodontique

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°34 - 7 octobre 2020 (page 16-23)

1b. Contrôle 2 ans après le traitement microchirurgical de la racine MV.

Information dentaire

La microchirurgie endodontique, développée dans les années 1990 par le Docteur Gary Carr, a récemment bénéficié d'avancées. Les principes fondamentaux restent inchangés, mais des matériaux d’obturation et des instruments mieux adaptés facilitent la mise en œuvre de cette technique minimalement invasive.

Les échecs endodontiques sont principalement causés par la persistance de micro-organismes au sein du système canalaire [1]. Le retraitement non chirurgical se révèle souvent être la solution thérapeutique de choix. La microchirurgie endodontique [2] réalisée sous microscope opératoire, avec une gestion atraumatique des tissus, une préparation et une obturation a retro des canaux, donne d’excellents résultats avec un taux de guérison dépassant 90 % [3, 4]. Elle peut s’imposer dans les cas où :

  • une pathologie péri-radiculaire ne guérit pas à la suite d’un (re)traitement (fig. 1a-b) ;
  • un retraitement orthograde présente un mauvais rapport bénéfice-risque : par exemple, la présence d’un tenon dont la dépose pourrait fracturer la dent (fig. 2a-b) ;
  • un retraitement ne parviendrait pas à gérer une situation iatrogène : par exemple, une lésion accompagnée d’une importante extrusion de matériau d’obturation (fig. 3a-b).

Cet article, principalement basé sur des études cliniques, décrit les différentes étapes d’un traitement de microchirurgie endodontique qui sont :

  • l’anesthésie locale ;
  • le lambeau d’accès ;
  • l’ostéotomie ;
  • le curetage de la lésion ;
  • l’apicectomie ;
  • la préparation canalaire ;
  • l’hémostase ;
  • l’obturation ;
  • les sutures.

Anesthésie locale

La première étape du traitement est l’anesthésie qui doit être profonde et participer à l’hémostase peropératoire. L’articaïne 4 % avec 1/100 000 d’adrénaline semble être la solution anesthésique de choix [5].

Sa durée et son intensité sont bien adaptées à la microchirurgie endodontique. L’adrénaline qu’elle contient induit l’hémostase par vasoconstriction.

Lambeau

Un lambeau muco-périosté est ensuite levé. Il doit permettre la visualisation complète de la lésion et pouvoir être suturé berge à berge, soutenu par une surface…

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