Optimiser la réponse tissulaire des tissus mous péri-implantaires : le concept du pilier concave

  • Par
  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°5 - 30 novembre 2018 (page 367-373)
Information dentaire
Comment optimiser la réponse des tissus mous péri-implantaires ?
Cette optimisation peut-elle passer par l’usage de piliers prothétiques spécifiques ?
Quel rôle esthétique attribuer à la couleur des piliers prothétiques ?
Nous avons identifié dix concepts afin d’optimiser notre exercice (voir encadré page suivante). Ces aspects différents peuvent être scindés en quatre grandes parties ; celles-ci concernent l’exploitation d’outils conceptuels menant à la décision implantaire [1], la prise en compte de la situation spécifique des sites à réhabiliter, la géométrie spécifique des composants implantaires, implants, piliers de cicatrisation, piliers prothétiques et connectique, et l’usage de l’outil numérique.

Après avoir appris à maîtriser l’ostéointégration des implants de manière routinière et prédictible, la discipline s’est attachée à obtenir des résultats esthétiques et à les conserver sur le long terme [2]. La traduction de cet objectif en termes biologiques consiste à optimiser le volume des tissus durs et des tissus mous péri-implantaires au début de la mise en fonction des implants et de préserver ce capital au cours du temps. Pour répondre à ces attentes, de nouveaux composants prothétiques ont récemment été introduits.
Le but du présent article est de s’attarder sur les propriétés spécifiques de ces composants implantaires venant au contact des tissus mous.

Raisonnement

De nombreuses études cliniques ont démontré que la mise en fonction des implants menait à une récession de la gencive marginale des couronnes implanto-portées. À un an, une rétraction gingivale de 0,6 mm à 1 mm a été observée ; à deux ans, une récession de 1,6 mm a été mesurée [3-5]. Des efforts dans le sens d’une réduction et d’une stabilisation de la récession gingivale sont donc nécessaires afin d’assurer un meilleur résultat esthétique à long terme.

Des études animales ont démontré que la géométrie et la microstructure de surface des piliers de cicatrisation avaient la capacité de moduler la lyse osseuse crestale, l’orientation des fibres de collagène du tissu conjonctif ainsi que son épaisseur [6-11].

Une gencive…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés