Prévoir les résultats et maintenir les acquis en implantologie

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°1 - 12 janvier 2022 (page 18-29)
Information dentaire

L’omniprésence des pertes osseuses péri-implantaires est devenue un enjeu de santé publique. Cet article propose une méthode pour prévenir leur survenue et pérenniser les résultats thérapeutiques.

Une réhabilitation implanto-portée a pour but de restaurer la fonction et l’esthétique sur le long terme [1]. Dans l’esprit des patients, cette troisième denture est définitive : ce sera celle avec laquelle ils finiront leur existence. Ils le perçoivent d’autant plus facilement que, lors du premier rendez-vous, des taux de survie élevés – classiquement supérieurs à 95 % – leur sont annoncés. Mais ces données ne rendent pas compte des conditions dans lesquelles l’implant est encore présent sur le site. À l’heure actuelle, l’un des prérequis pour pouvoir qualifier un implant de succès thérapeutique est la stabilité de l’os crestal à son plus haut niveau depuis l’implantation. Plusieurs années après la mise en fonction de l’implant, satisfaire ce critère représente un défi tant les facteurs susceptibles de le compromettre sont nombreux. Parmi ceux-ci, il est possible de citer [2] :

  • une hygiène et maintenance insuffisantes ;
  • des antécédents de parodontite ;
  • le tabac ;
  • le diabète ;
  • une hauteur et une épaisseur insuffisantes des tissus kératinisés ;
  • les fusées de ciment ;
  • des facteurs génétiques ;
  • certaines affections systémiques et leurs traitements ;
  • les facteurs iatrogènes (protocole de pose de l’implant inadapté, position de l’implant, projet prothétique inadéquat) ;
  • une surcharge occlusale ;
  • les péri-implantites.

Dans ce dernier cas, une pathologie est à l’œuvre. La péri-implantite est une affection pathologique liée à la plaque touchant les tissus péri-implantaires ; elle est caractérisée par une inflammation de la muqueuse péri-implantaire et une perte osseuse péri-implantaire progressive [3].

D’un point de vue physiopathologique, la mucosite précède la péri-implantite et représente le stade initial de l’affection : l’inflammation est limitée aux tissus mous qui jouxtent l’implant : un saignement au sondage doux est présent, un érythème…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Implantologie

Article réservé à nos abonnés Vertiprep versus congé et épaulement

Responsable scientifique : Anne Longuet Intervenant : Hugues De Belenet Photos et schémas : © Hugues de Belenet Il n’est plus nécessaire,...
Implantologie

Article réservé à nos abonnés Déposer un implant : quand et comment ?

Responsable scientifique : Karim Dada Conférencier : Léon Pariente Bien que les taux de survie des thérapeutiques implantaires soient élevés, équivalents à...
Implantologie

Article réservé à nos abonnés L’approche immédiate unitaire : toujours d’actualité ?

Responsable scientifique : Gary Finelle Intervenant : Joseph Kan L’approche implantaire immédiate du secteur antérieur est parfois appréhendée comme une indication thérapeutique...