Super-élasticité du nickel‑titane en endodontie

  • Par
  • Publié le . Paru dans Biomatériaux Cliniques n°2 - 15 octobre 2023 (page 24)
Information dentaire

LE BIOMAT’IMAGÉ : cette rubrique se propose de présenter à chaque numéro, un schéma, un graphique, une vue microscopique… Pour expliquer certains comportements des biomatériaux de façon simple et imagée.

Le parti pris ici n’est pas d’entrer dans les détails de phénomènes complexes, mais d’avoir une compréhension globale de ces derniers, c’est pourquoi chaque image sera commentée de quelques lignes simplifiées

L’alliage Nickel-Titane (NiTi) fait son apparition en endodontie au début des années 90, afin de faciliter la mise en forme des canaux courbes jusque-là réalisée par des instruments en acier. Les limes endodontiques en NiTi n’ont depuis cessé de se démocratiser jusqu’à devenir incontournables, notamment en raison de leur grande flexibilité et du temps clinique gagné (rotation continue ou réciprocité).

Cette flexibilité très importante dépend d’une transformation à l’état solide appelée « transformation martensitique » se produisant lors de changements de températures ou lors de l’application d’une contrainte. Ces alliages NiTi présentent ainsi plusieurs structures cristallographiques différentes : l’austénite est présente à haute température, la martensite à basse température et la phase-R à des températures intermédiaires.

À température ambiante, le NiTi des limes endodontiques se trouve en phase austénitique. C’est donc la contrainte appliquée lors de la progression dans le canal qui va induire cette transformation martensitique, laquelle correspond à un changement de forme de la maille cristalline. En ressortant du canal, ne subissant plus aucune contrainte et se retrouvant à une température ou seule l’austénite est stable, la lime réalise la transition inverse.

C’est cette transformation martensitique induite mécaniquement par l’application d’une contrainte qui est à l’origine de la propriété de superélasticité. Ce phénomène permet d’obtenir des déformations réversibles de l’instrument de l’ordre de 8 %, soit d’un facteur 10 fois supérieur à celles obtenues avec un instrument acier. Cela permet ainsi aux limes endodontiques de négocier les courbes – parfois particulièrement marquées – d’un canal radiculaire

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Biomatériaux Endodontie

Article réservé à nos abonnés Sous la lumière bleue, les secrets de la photopolymérisation

Les techniques et les matériaux de restauration ont considérablement évolué au cours des dernières décennies. Parmi eux, les restaurations composites...