Une lésion linguale

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire (page 19-20)
Information dentaire
Une femme, âgée de 75 ans, est adressée par son médecin traitant pour une lésion linguale persistante depuis trois mois, sans altération de l’état général.
Elle est diabétique de type 2 et présente une importante intoxication alcoolo-tabagique.
La lésion n’est pas douloureuse, ne gêne pas l’alimentation. Le poids est stable.
L’examen clinique révèle un mauvais état bucco-dentaire avec de nombreuses dents à l’état de racine et une lésion bourgeonnante du bord latéral droit de la langue, indurée et saignant au contact.
Il existe une adénopathie sub-mandibulaire, unique, dure, mobile, indolore, de 2 cm de diamètre.

1. Que faites-vous en première intention
lors de cette consultation ?
a. Prescription de bains de bouche
b. Abstention et réévaluation
c. NFS
d. Frottis de la lésion
e. Aucune des réponses

2. Quel examen radiographique demandez-vous en première intention ?
a. Panoramique
b. Echographie linguale
c. Occlusal antérieur
d. Sialographie sous-mandibulaire
e. Aucune des réponses

3. Quel est le diagnostic le plus probable ?
a. Ulcération traumatique
b. Carcinome épidermoïde
c. Botryomycome
d. Langue géographique
e. Aucune des réponses

4. Quels sont les facteurs de risque des carcinomes épidermoïdes de la cavité buccale ?
a. Le tabac et l’alcool
b. La mauvaise hygiène bucco-dentaire
c. Les implants dentaires
d. Le papilloma virus
e. Toutes les réponses

Réponses : 1 : e ; 2 : a ; 3 : b ; 4 : a, b, d

Commentaires

Le pronostic des carcinomes épidermoïdes est lié à la précocité du dépistage.
Toute lésion buccale suspecte, datant de plus de deux semaines, doit faire l’objet d’une biopsie par un spécialiste. Celui-ci confirmera le diagnostic de carcinome épidermoïde.
Un bilan d’extension est alors réalisé pour évaluer le stade TNM de la tumeur (UICC), à savoir son extension locale (T), l’extension ganglionnaire (N) et l’extension métastatique à distance (M). Il comportera systématiquement une panendoscopie des voies aéro-digestives supérieures et un scanner cervico-thoracique ; d’autres examens, comme l’échographie hépatique ou encore l’IRM cervico-thoracique, pourront être réalisés en fonction des points d’appel clinique.
Un bilan préthérapeutique évaluant l’état de santé générale du patient complétera le bilan d’extension loco-régionale afin de déterminer la stratégie thérapeutique. Des bilans nutritionnel et dentaire sont effectués.
Le choix du traitement est décidé en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) par au moins trois médecins de spécialités différentes (radiothérapeute, oncologue…

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