Anesthésie intraligamentaire

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Information dentaire
Selon la littérature, la réussite d’un bloc nerveux du nerf alvéolaire inférieur est comprise entre 36 % et 100 %, selon la technique utilisée. La pénétration dans un vaisseau peut entraîner un hématome ou des événements cardio-vasculaires. L’anesthésie intra-ligamentaire représente à cet égard une alternative simple et puissante. Elle permet d’anesthésier sélectivement une dent pendant une courte durée avec un risque nettement moindre d’effets secondaires.
On injecte dans l’espace desmodontal environ 0,2 ml par racine d’un anesthésique local usuel, de préférence avec adrénaline, avec une aiguille de calibre 30 G. La substance diffuse dans l’espace desmodontal jusqu’à l’apex et atteint ainsi les fibres nerveuses entrant dans la pulpe. L’excès de pression peut provoquer des nécroses ou des lésions du parodonte, aussi les auteurs conseillent un système assisté par ordinateur avec affichage de la pression dans les tissus. Lorsque l’administration est effectuée correctement, les études à long terme n’ont montré aucun effet négatif sur le parodonte.
Le taux de succès de ce type d’anesthésie varie de 70 à 100 % et est d’effet immédiat. Il est limité à la dent et n’atteint pas les tissus mous.

En conclusion, l’anesthésie intra-ligamentaire représente une alternative sûre et efficace aux systèmes classiques d’anesthésie. Elle est confortable tant pour le patient que pour le praticien et les risques d’effets secondaires sont inexistants. Elle devrait être plus souvent utilisée en priorité.

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